À vot’bon cœur

27/09/2014
in Category: Bières françaises
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À vot’bon cœur

La brasserie La Débauche a beaucoup fait parlerBouteille de Lindy Hop d’elle ces derniers jours. En poussant un sacré petit coup de gueule, vite transformé (pour la bonne cause) en joli coup marketing.

Expliquons. La Débauche a été lancée en juillet 2013 à Angoulême par Églantine Clément et Aurélien Camandone, jeune couple amoureux de la bonne bière. Ils commencent par produire 120 hectolitres. Puis, pour répondre à la demande puisqu’ils ont du succès, ils montent à 350 hectolitres. Avec au programme, une bonne dizaine de cuvées, parfois en rupture de stock. Et un chiffre d’affaires qui double en un an. Jusqu’ici, tout va bien.

« Objectif : trouver 6 500 € pour financer l’achat de nouvelles cuves »

La suite, c’est la Charente Libre qui la raconte dans un long article, repris ensuite par France Info :  « Une success-story à leur échelle, mais bloquée en plein élan par le refus de plusieurs banques de leur accorder un nouvel emprunt de 100.000 euros […] “On nous répond, “trop jeunes”, “après le troisième bilan”, “pas assez sûrs”… Nous, on est sûrs que si on produit le double, on vendra tout et qu’on pourrait même employer un salarié à terme […]  On produit 350 hectolitres par an, mais on est trop petit aujourd’hui pour répondre à la demande”, explique Aurélien Camandone. »

Alors, Aurélien et Églantine ont créé une nouvelle bière, brassée à seulement 1 000 exemplaires. La « Slap a banker », 12 bons gros degrés au compteur. Qui ne permettra a priori pas à La Débauche de récolter tous les sous dont elle a besoin. Pour ça, nos deux Charentais comptent sur le financement participatif. « Paie ta cuve ! », c’est le nom de l’appel qu’ils ont lancé sur le site ulule.fr. Objectif : récolter 6 500 €, histoire de pouvoir s’offrir de nouvelles cuves.

La Débauche, on était allé y faire un tour en juin dernier. À l’époque, la « Slap a banker » n’existait pas. Du coup, on va vous parler de la « Lindy Hop », une blanche brassée à partir de quatre houblons (cascade, amarillo, colombus et summit). À la fois « amère et fruitée », d’après ses brasseurs. Au passage, vous noterez que son étiquette est l’œuvre d’un artiste de neo street art originaire d’Angoulême, Fred Le Chevalier.

Verre servi de Lindy Hop

La fiche technique :

  • Nom : Lindy Hop.
  • Brasserie : La Débauche.
  • Type : blanche.
  • Teneur en alcool :  5,5 %.
  • Pays : France (brassée à Angoulême, en Charente).

À l’œil bière dorée, presque paille et bien trouble. Belle mousse blanche, assez compacte et de tenue longue. Beaucoup de bulles.

Au nez : agréable. Du fruit (agrumes, abricot), une pointe de miel et bonne touche d’épices. Petit bémol : ça manque d’un peu de puissance.

En bouche : attaque sur les agrumes (citron). Puis place aux épices (du poivre surtout) et légère amertume. Un peu acide, aussi. Persistance moyenne.

Note : 14/20. Pas mal dans son genre.

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