Tout feu tout flamme

18/10/2014
in Category: Bières françaises
0 1659 0

Tout feu tout flamme

Ah le mois d’octobre… L’automneBouteille d'Embrasée.… La saison des premiers rhumes. Normalement, à cette époque, on aime mélanger une cuillère de miel à un bon thé chaud, histoire de soulager une gorge enflammée et douloureuse. Un vrai petit plaisir. Dont on est un peu privé, cette année. La faute à ce fichu été indien. À ces températures loin des « normales saisonnières ». Alors, histoire de patienter jusqu’au retour du (vrai) froid, on s’est dit qu’il fallait vous parler d’une brasserie qui ajoute à chacune de ses bières une petite touche de miel.

Explorons donc l’univers de la Brasserie Larché. Installée tout au nord de la Bourgogne, à Sens, grande cité brassicole jusqu’en 1945. La Brasserie Larché, dont il est compliqué de retracer l’origine. Puisque, selon les sources, elle aurait été créée en 1996. Ou en 2005.

« Thomas Becket, saint patron des brasseurs anglais »

Voilà, en fait, l’explication. À Sens, on a commencé à brasser de la bière dès le XIXe siècle via les entreprises Baral puis Cron. En 1945, Bernard Larché rachète la brasserie Cron. Qui se concentre dorénavant sur la distribution et stoppe son activité de production. Bien des années passent, et la Brasserie des Champs s’installe en 1996 (1996 ? On tient un indice) dans le secteur. Celle-ci fonctionne jusqu’à sa liquidation judiciaire en 2005 (2005 ?  On s’approche). Patrice Beau, neveu du Bernard Larché suscité, en profite pour la racheter. Ce qui permet, du coup, de maintenir la bière senonaise en vie. Donc, en résumé, la Brasserie Larché, lancée en 2005, est l’héritière en ligne direct de la Brasserie des Champs, créée en 1996. Et hop, le tour est joué.

Là où sa ce complique encore, c’est que les bières de la Brasserie Larché ne s’appelle pas Larché. Ni des Champs, d’ailleurs. On les trouve sous l’étiquette Thomas Becket (et depuis peu et seulement hors de Bourgogne sous le nom d’Alésia). Thomas Becket, comme l’archevêque de Canterbury, né en 1117 et mort en 1170, en conflit avec le roi d’Angleterre Henri II et exilé, du coup, en France de 1164 à 1170 (année où il fut assassiné par les partisans du monarque peu de temps après son retour outre-Manche). Ou ça ? À Sens et ses environs, évidemment. La cité icaunaise ne l’a pas oublié, puisque des vitraux de la cathédrale lui rendent hommage. Thomas Becket qui est, par ailleurs, le saint patron des brasseurs anglais.

La Brasserie Larché, plus grosse brasserie de Bourgogne qui produit 3 500 hectolitres par an, propose sept bières différentes. Dont « L’Embrasée », refermentée en bouteille au miel de l’Yonne, brassée à partir de quatre malts associés à de la coriandre et à un « cocktail audacieux de houblons ».

Verre et bouteille d'Embrasée

La fiche technique :

  • Nom : L’Embrasée.
  • Brasserie : Brasserie Larché.
  • Type : ale aromatisée au miel.
  • Teneur en alcool : 6,5 %.
  • DLUO : janvier 2015.
  • Pays : France (à Sens, dans l’Yonne).

À l’œil : bière ambrée avec un côté cuivré, presque rouge. Bulles assez abondantes. Mousse beige et fine, de tenue longue. Bref, c’est appétissant et on commence par un bon point.

Au nez : ensemble plutôt agréable, même si pas très puissant. Arômes à la fois maltés et caramélisés (peut-être l’influence du miel). On retrouve aussi les levures.

En bouche : caramel et épices en attaque. Saveurs globalement assez sucrées. Très peu d’amertume. Légèrement sèche. Longueur en bouche moyenne.

Note : 13,5/20. Plutôt sympa.

, , , ,

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :