Bruxelles en bouteille

11/03/2015
in Category: Bières belges
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Bruxelles en bouteille

« C’était au temps où Bruxelles chantait…2015_03_06_Brasserie_Senne_Brusseleir.1 C’était au temps où Bruxelles bruxelait… » Oui, démarrons cette nouvelle chronique en chanson. Et pas avec n’importe quoi ou n’importe qui. Avec Bruxelles et Jacques Brel, chanteur bruxellois. Tout ça pour vous parler de la « Brusseleir », une bière bruxelloise concoctée par la Brasserie de la Senne, installée à Bruxelles. Vous voyez où on veut en venir ?

La petite histoire de la Brasserie de la Senne débute en 2002, quand Yvan de Baets et Bernard Leboucq se rencontrent lors de la Zinneke Parade, une sorte de grand carnaval qui se promène une fois tous les deux ans dans Bruxelles. Brasseurs de leur état, de Baets et Leboucq décident de s’associer. Et les voilà qui s’installent, fin 2003, à Sint-Pieters-Leeuw, une commune du Brabant flamand située à quelques encablures de Bruxelles. La Sint-Pieter Brouwerij – c’est le nom qu’ils donnent à leur première microbrasserie – prend place dans un ancien dépôt de la brasserie Moriau.

« Exigence de qualité et absence de compromis »

Seulement, Yvan de Baets et Bernard Leboucq rêvent de Bruxelles, leur belle capitale, où les deux brasseurs veulent briller. Alors, la Sint-Pieter Brouwerij change de dénomination. Elle devient la Brasserie de la Senne. Senne, comme la rivière qui passe sous les rues de la ville. D’abord itinérante (la brasserie, pas la Senne), elle finit par poser ses cuves chaussée de Gand, à Molenbeek-Saint-Jean, l’une des 19 communes de Bruxelles-Capitale. Fin 2010, leur premier brassin 100 % bruxellois est enfin produit.

Aujourd’hui, la Brasserie de la Senne revendique son attachement à la cité du Manneken Pis. « Alors que nous pourrions aisément vendre l’entièreté de notre production à l’export, nous mettons un point d’honneur à être avant tout une brasserie locale, ancrée dans son territoire, Bruxelles, que nous servons toujours en priorité », peut-on ainsi lire sur son site Internet. On y apprend d’ailleurs beaucoup de choses, sur ce dit site, à propos de la philosophie de Leboucq et de Baets. Quelques rapides extraits : « Nous fabriquons des bières amères depuis que nous existons, et nous existons pour brasser des bières amères »« Nous mettons un point d’honneur à fabriquer des bières à l’ancienne, non filtrées, non pasteurisées, exemptes de tout additif, en utilisant uniquement des matières premières nobles de première qualité » « Exigence de qualité et absence de compromis ».

Un petit mot sur la « Brusseleir », enfin, avant d’attaquer la dégustation. Yvan de Baets et Bernard Leboucq ont défini cette black IPA comme « puissante et complexe »« Elle se distingue par son riche caractère malté et ses notes légèrement chocolatées. »

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La fiche technique :

À l’œil : bière brune avec des reflets grenats. Mousse beige, fine mais abondante et de tenue longue.

Au nez : arômes de raisins secs avec une touche de café et de grillé. Un côté prune et nougat, également.

En bouche : attaque douce et fruitée, assez désaltérante. Puis saveurs de café et de grillé, mais aussi adoucies par quelque chose qui se situe entre la châtaigne et le marron. Belle amertume avec le retour en fin de bouche d’un petit café. Beaucoup de longueur.

Note : 16/20. « Place de Broukère, on voyait des vitrines… Avec des hommes, des femmes en crinoline… »

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