Classicisme et modernité

05/09/2015
in Category: Bières des îles britanniques
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Classicisme et modernité

C’est beau, un couple. Jonathan2015_09_01_BrewDog_Weihenstephan_IPW_1 et Jennifer Hart, Brett Sinclair et Dany Wilde. Dany Riggs et Roger Murtaugh, Jay et Silent Bob. Différents, mais complémentaires. Complices, même. Des modèles qui, sans doute, ont inspiré BrewDog et Weihenstephan quand ces deux brasseries ont créé, à l’automne 2014, leur India pale weizen.

Rafraîchissons les présentations. D’un côté BrewDog, œuvre de James Watt et Martin Dickie, deux trublions écossais qui, depuis 2007, se revendiquent comme des brasseurs punks en rébellion contre la bière fade, sans âme et industrielle. En même pas 10 ans, Watt et Dickie ont construit un empire influent qui essaime ses pubs et ses IPA aux quatre coins de la civilisation moderne.

« Un brassage de connaissances »

De l’autre, la vénérable Bayerische Staatsbrauerei Weihenstephan, plus ancienne brasserie du monde. Des bières qui sortent de ses cuves depuis l’an 1040, brassées d’abord par des moines bénédictins puis pour le compte de l’Université technique de Munich. La Bayerische Staatsbrauerei Weihenstephan, fière de sa weissbier parmi les plus pures du marché.

La modernité et la tradition ont donc fini par se rencontrer. De ce brassage de connaissances, est née l’India pale weizen, mélange entre les IPA de BrewDog et la weissbier de Weihenstephan. Une base de malts classiques, avec des houblons simcoe et centennial. Les brasseurs de BrewDog l’affirment : de toutes leurs collaborations, c’est celle-ci la plus excitante. Et dans le verre, cela donne quoi ?

2015_09_01_BrewDog_Weihenstephan_IPW_2

La fiche technique :

À l’œil bière dorée presque paille. Mousse blanche, moyennement épaisse et de tenue assez longue.

Au nez : d’abord, plutôt des arômes de pale ale : pamplemousse, houblon. Puis des notes plus typées weissbier (banane, épices) qui restent quand même toujours un peu discrètes.

En bouche : ça démarre comme une IPA légère, avec des saveurs d’agrumes, des notes fruitées et houblonnées. La touche finale est plus tournée vers son ADN de weissbier, entre banane et clou de girofle, avec une amertume assez douce. Bonne longueur.

Note : 13,5/20. L’expérience est intéressante, effectivement. Le mélange se situe pile entre l’IPA sympa et la weissbier rafraîchissante.

Épisodes précédents avec les mêmes brasseries : pour BrewDog, 5 A.M. Saint, Dogma, Hoppy Christmas ; pour Weihenstephan, Weihenstephaner hefe weissbier.
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