Mirac’ en Picardie

13/09/2015
in Category: Bières françaises
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Mirac’ en Picardie

Nous sommes dimanche. C’est le jou2015_09_12_PetiteBrasseriePicarde_MiracStAnsbert_1r du seigneur. Alors parlons miracle. Enfin, ed mirac’, plutôt. Du Mirac’ ed Saint-Ansbert, qui se serait produit un beau jour de l’an 694. Et qui, depuis, a donné son nom à l’une des bières de la Petite brasserie picarde, installée dans l’Oise à Grandfresnoy.

En 690, donc, notre ami Ansbert, évêque de Rouen et abbé de Fontenelle-Saint-Wandrille, est envoyé en mission dans le Hainaut. Patatras, il y décède quatre ans plus tard. Mais ses fidèles décident de ramener sa dépouille en Normandie. Quand le cortège passe dans un petit village du Compiégnois, là où se situe aujourd’hui la commune de Grandfresnoy, les habitants invoquent Ansbert. Ils lui demandent de guérir l’une des leurs qui serait habitée par le démon. Bim. Miracle. La dame retrouve d’un coup la pleine possession de ses esprits.

« Une eau prodigieuse »

« On oublia que la belle avait bu ce jour-là l’eau prodigieuse du pays, celle-là même qui donne à notre bière son caractère. » Ça, c’est Pascal Detrez qui l’affirme. Instituteur pendant un quart de siècle, brasseur amateur pendant encore plus longtemps, Pascal Detrez a créé la Petite brasserie picarde (à Grandfresnoy, mais ça vous l’aviez déjà noté) en 2011. En 2013, il brassait huit bières différentes pour un total annuel de 120 hectolitres.

Sa Mirac’ ed Saint-Ansbert est une ale ambrée, brassée à partir d’un assemblage de malts d’orge et de froment en partie torréfiés. Elle a obtenu un fourquet de bronze en 2012 au Salon de Saint-Nicolas-de-Port. Pour la petite histoire, sachez enfin que la Mirac’ ed Saint-Ansbert était baptisée au départ Absolution. Jusqu’à ce qu’un grand groupe français, producteur de spiritueux, juge ce nom trop proche de celui qu’il utilisait pour sa marque de vodka et réclame dès lors un changement d’appellation.

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La fiche technique :

À l’œil : bière ambrée avec des reflets rouges. Mousse ivoire bien présente au début, mais qui ne laisse au final qu’un col assez mince.

Au nez : arômes floraux, pour nous difficiles à caractériser. Peut-être un peu de foin. En second rideau : malts et céréales.

En bouche : attaque légère avant une sorte de mélange entre le citron et la fleur d’oranger. Amertume presque absente, longueur en bouche correcte.

Conclusion : 10/20. Surprenante, finalement proche d’une bière de garde, et pas inintéressante. Mais ce n’est simplement pas trop notre genre. Les goûts, les couleurs, tout ça tout ça.

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